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Vingt-et-un ans après le rappel à Dieu du Président Gnassingbé Eyadéma, Père de la Nation, le Togo a renoué avec son histoire et sa mémoire collective à travers une série d’hommages empreints de solennité, de recueillement et de transmission. Entre la dédicace d’un ouvrage mémoriel majeur et des prières œcuméniques et musulmanes organisées à travers le pays, la Nation togolaise a réaffirmé son attachement à l’héritage politique, culturel et spirituel de l’illustre disparu.
L’un des temps forts de cette commémoration a été la cérémonie officielle de dédicace de l’ouvrage « A l’ombre du Baobab », œuvre du Doyen des Sénateurs et ancien ministre, Henri Koudjolou Dogo. Tenue en présence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, cette rencontre a mobilisé de nombreuses personnalités politiques, administratives, militaires, traditionnelles et académiques. Elle s’inscrit dans une démarche de valorisation de la mémoire nationale et de réflexion sur la construction de l’État togolais.


Prenant la parole au nom du gouvernement, le ministre de l’Administration territoriale, le Colonel Hodalo Awate, président national du comité d’organisation des hommages, a souligné la portée symbolique et stratégique de l’événement. Selon lui, la dédicace de cet ouvrage dépasse le cadre littéraire pour devenir un acte de mémoire active, capable d’éclairer le présent et d’orienter l’avenir. Il a insisté sur la nécessité de transformer la mémoire historique en un levier de compréhension et de cohésion dans un monde marqué par de profondes mutations.
Publié aux éditions Graines de Pensée, « A l’ombre du Baobab » retrace la vie, l’œuvre et l’héritage du Général Gnassingbé Eyadéma. A travers l’image du baobab, arbre emblématique de la sagesse africaine, l’auteur évoque la stabilité, la longévité et le rassemblement communautaire, valeurs associées au Père de la Nation. Structuré autour de chapitres évocateurs, l’ouvrage mêle analyse historique et témoignages personnels, offrant un regard à la fois intime et institutionnel sur une période charnière de l’histoire togolaise.
Au-delà de l’hommage, le livre se veut un outil d’éducation civique et un support de réflexion sur la construction de l’État postcolonial africain. Dans un geste fort de transmission intergénérationnelle, plusieurs exemplaires ont été remis à des jeunes, notamment aux étudiants de l’Université de Kara et aux élèves des écoles militaires, afin de les encourager à s’approprier les valeurs de patriotisme, de civisme, de citoyenneté et de service public.

Dans le même esprit de recueillement, une veillée de prières et de chants s’est tenue au domicile du Père de la Nation à Pya, en présence du Président du Conseil, des membres de la famille et de nombreuses autorités. Conduite par les responsables de l’Église Évangélique Presbytérienne du Togo, cette cérémonie spirituelle a été marquée par des lectures bibliques, des cantiques et des prières d’intercession pour la paix, l’unité nationale et la prospérité du pays.
L’élan mémoriel s’est poursuivi le 5 février 2026 au Palais des Congrès de Kara avec des prières œcuméniques et musulmanes, réunissant les confessions chrétiennes et musulmanes. Les officiants ont imploré le repos éternel de l’âme du Père de la Nation et rendu hommage à ses qualités humaines, politiques et diplomatiques. Ils ont rappelé son engagement constant en faveur de la paix, du dialogue et de la cohésion nationale, ainsi que son rôle majeur dans la préservation de la stabilité au Togo et en Afrique.
Les leaders religieux ont également formulé des prières pour le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, saluant ses efforts pour la consolidation de la paix et de la stabilité, tant au plan national que régional. À travers ces invocations, c’est l’image d’un Eyadéma visionnaire, artisan de l’unité et défenseur du vivre-ensemble, qui a été réaffirmée.
En organisant ces différentes activités à travers le pays, le Togo démontre que la mémoire du Père de la Nation demeure vivante et agissante. Vingt-et-un ans après sa disparition, le Général Gnassingbé Eyadéma reste une référence historique et morale, dont l’héritage continue d’inspirer la construction nationale et la transmission des valeurs républicaines aux générations futures.
Par César S.












































































