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Sous le soleil de la Kéran, le chantier bruisse d’acier et d’ambition. Lundi 26 janvier, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a foulé la terre rouge de l’axe Kantè–Nadoba pour constater de visu l’avancée d’un ouvrage attendu : le pont métallique jeté au-dessus de la rivière Kéran. Une visite de terrain qui dit beaucoup de la cadence imprimée aux projets structurants du pays.
Lancé en mars 2024, le chantier s’inscrit dans le programme national de construction de 21 ponts modulaires mixtes, pensé pour désenclaver les territoires et fluidifier les échanges. Ici, l’ouvrage impressionne par ses dimensions : 102,6 mètres de long, 11 mètres de large, culminant à 13,40 mètres. Au-delà des chiffres, il promet une meilleure connectivité entre les communes de Kéran 1 et Kéran 3, et un nouveau souffle pour l’économie locale. L’investissement, à la hauteur de l’enjeu, s’élève à 2,2 milliards de FCFA.
Sur le terrain, le constat est rassurant. Les travaux de génie civil fondations et appuis sont achevés, ancrant solidement le projet. Les équipes s’activent désormais à la pose de la charpente métallique et à la finalisation de la superstructure. Objectif affiché : tenir les délais sans transiger sur la sécurité, priorité absolue pour les populations riveraines.
Cette dynamique dépasse la Kéran. À travers le pays, les autres chantiers du programme avancent à un rythme soutenu. Sur plusieurs sites, les ponts mixtes acier-béton de type Unibridge affichent déjà des taux de réalisation supérieurs à 80 %. Autant de passerelles vers la mobilité, le commerce et l’intégration territoriale.
À la Kéran, plus qu’un pont, c’est un lien durable qui se construit entre les rives, entre les communes, et surtout entre le présent et l’avenir
.Par César S.







































































