SECURITE ET PROTECTION CIVILE

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La sécurité, voire la protection civile, quel que soit le domaine précis, est l’une des questions majeures de tout Etat de droit, puisque les gouvernements ont l’obligation de faire jouir les populations de ce droit. Au Togo, les préoccupations des autorités viennent surtout du secteur routier, où le nombre des accidents ne cesse de grandir.
Dans l’intention d’attirer l’attention du public sur la question,le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Gal. Damehame Yark, a dressé le samedi 9 mars dernier, le bilan sur la sécurité routière pour le compte de l’année 2018.
Le bilan dressé concerne à la fois le secteur routier et celui ferroviaire qui enregistre moins de victimes que celui routier. Le rapport indique qu’au 2ème semestre seulement, on note 2974 accidents dont 4134 blessés et 306 morts. Ajouté au bilan du 1er semestre, on a un total de cas d’accidents de 5814 avec 592 morts et 7951 blessés. Pour les catégories d’engins impliqués, figurent en première ligne les motos (172 morts), les voitures (81 morts), les camions (50 morts) et le train (3 morts). Le nombre de personnes décédées dépasse largement celui des trois dernières années.
Selon le rapport, l’année 2017 a été relativement plus dangereuse pour les usagers de la route. Durant cette année, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile dénombre 5181 cas d’accidents. Ces accidents ont fait 8624 blessés et 580 morts. En ce qui a trait à l’année 2016 (514 morts), le nombre de décès dus aux accidents de circulation sur les routes togolaises ont augmenté de 7%. En 2015, ils étaient 573 personnes à perdre la vie sur la route.
A l’occasion, le ministre Damehame Yark, a lancé un appel à tous les acteurs et usagers de transport routier à prendre leurs responsabilités, en jouant leur rôle, afin que la route ne devienne plus une voie de mort. « Chaque usager doit prendre conscience de la situation de sécurité sur la route en restant vigilant pour préserver sa vie et celle des autres », a rappelé le ministre. Selon lui, il convient de mettre un accent sur la sensibilisation et prendre des dispositions pour sanctionner les responsables d’accidents sans outre mesure.
Le Gal. a fait comprendre que des mesures ont été prises pour réduire considérablement les accidents. Il s’agit des contrôles diurnes et nocturnes sur toute l’étendue du territoire.
Ces contrôles seront exécutés par des Pour la ministre en charge des Transports, personnels de la Police et du ministère chargé des Transports.
Ceux-ci seront identifiables par des numéros matricules qui leur seront affectés à cet effet. Les véhicules assurant le transport interurbain de passagers de plus de 12 places et les camions remorques ou semi-remorque affectés au Transport de marchandises ne sont plus autorisées à circuler la nuit entre 18 heures 30 minutes et 5 heures du matin. Toutefois cette restriction de circulation n’est pas applicable aux véhicules transportant des marchandises,notamment des denrées périssables.

Rodolphe.A

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