REUNIONS FMI/UEMOA : LE CHEF DE L’ETAT A PARTICIPE A DAKAR AUX TRAVAUX

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Le président togolais Faure Gnassingbé a participé les 2 et 3 décembre 2019 à Dakar, au Sénégal, à ‘une conférence organisée par le Fonds monétaire international (FMI) et le Sénégal et au sommet extraordinaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) 

La Conférence internationale du FMI tenue le lundi 2 décembre sous le thème : «  Développement durable et dette soutenable, trouver le juste équilibre » a abordé en particulier la question du financement d’un développement réellement durable sous le prisme du renforcement des partenariats, notamment l’intégration régionale et l’implication du secteur privé ».

Elle a permis aux chefs de l’Etat d’examiner et d’explorer les politiques économiques qui permettraient aux pays d’Afrique subsaharienne de répondre à leurs besoins de développement sans compromettre la soutenabilité de leur dette. Pour le chef de l’Etat togolais, le changement climatique est l’un des facteurs qui entravent le développement des Etats africains.

« On ne peut pas nous demander à chaque fois de faire des efforts, mais quand on fait face aux chocs climatiques, on fait des conférences, et c’est fini », a-t-il déploré, recommandant que cette question soit prise en compte par les multinationales, les institutions et partenaires au développement, afin de réduire les effets néfastes qu’elle engendre. 

Abondant dans le sens des facteurs économiques, le président du Sénégal, Macky Sall, organisateur de l’évènement, estime que l’Afrique « n’est pas une exception en matière de dette ». 

Pour lui, « Il faut d’abord déconstruire les préjugés avec les partenaires afin de trouver des stratégies les plus viables ». Et pour soutenir la thèse du Président sénégalais, son homologue de la Cote d’Ivoire, Alassane Ouattara a déclaré : « La dette est une nécessité pour les pays africains ». Ce point de vue est partagé par l’ensemble des participants à l’instar du président Nigérien, Mahamadou Issoufou. 

La conférence Internationale du FMI été suivie le mardi 3 décembre du sommet extraordinaire de l’UEMOA qui a rassemblé les pays membres de l’organisation a été consacré aux préoccupations sécuritaires régionales. 

SOMMET EXTRAORDINAIRE DE L’UEMOA

Le sommet a connu la participation de six des huit leaders de cet espace communautaire. Il s’agit des présidents Rock Marc Christian Kaboré (Burina Faso), Mouhamadou Issoufou (Niger), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Faure Gnassingbé (Togo), Patrice Talon (Bénin) et de leur homologue sénégalais Macky Sall.

Le Premier ministre malien Boubou Cissé, de même que son homologue de Guinée-Bissau, Aristides Gomes ont participé à la rencontre. 

Les présidents des institutions et organes spécialisés de l’UEMOA ont aussi pris part à ce sommet qui a porté sur « les mécanismes et stratégies » à mettre en œuvre pour faire face aux menaces terroristes dans les pays membres. La dernière session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA a eu lieu le 10 avril 2017 à Abidjan. La dernière session ordinaire s’était tenue en juillet dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire

La Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement est l’organe suprême de l’UEMOA qui définit les grandes orientations de la politique de l’Union. 

Elle se réunit au moins une fois par an, selon l’article 17 du traité de l’UEMOA, une institution commune à huit pays ouest africains liés par l’usage d’une monnaie commune, le franc CFA. Les pays concernés sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. 

Ignace T.

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