LA BANQUE MONDIALE DÉVOILE LES 9 FILIÈRES AGRICOLES LES PLUS PORTEUSES POUR LES JEUNES TOGOLAIS

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L’atelier de validation de l’étude préliminaire d’identification de filières à fort potentiel de marché et d’emploi, a permis, le jeudi 3 octobre 2019, de mettre en évidence 9 filières agricoles les plus porteuses pour les jeunes togolais sur un total 22 filières.
Cette étude conduite par la Banque mondiale, avec un co-financement de la GIZ vise à appuyer le Togo, à évaluer les options d’inclusion économique des jeunes afin d’accroître leurs revenus et créer de nouveaux emplois.
Ainsi, les jeunes togolais gagneraient plus à se lancer dans les filières telles que l’ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, les champignons, le fonio, ou les légumes. Comparativement, leur marge de manœuvre est réduite, quand il s’agit des filières comme le Coton, le café-cacao, et même l’anacarde. Ceci, pour plusieurs raisons énoncées par les auteurs de l’étude. Si le coton est la première culture d’exportation du Togo, l’or blanc dont la récolte, « pénible », se fait essentiellement de façon manuelle, attirerait moins la couche juvénile, a constaté l’équipe de la banque mondiale. Le Café-Cacao, principalement destiné à l’exportation, est relégué dans la catégorie des filières les moins porteuses pour les jeunes, en raison des fluctuations répétitives des cours mondiaux.
L’étude devrait servir à terme, à identifier les chaînes de valeur porteuses et les besoins en investissements et en développement de compétences des acteurs afin de faire face à la problématique de l’emploi et de l’autonomisation des jeunes, 58% de la population active. Alors que 40% de l’économie soit 60% des emplois reposent sur le secteur agricole, la moitié de la population en âge de travailler en zone rurale était encore en situation de sous-emploi en 2017.
« La validation des résultats de cette étude est pour nous l’occasion d’initier un dialogue avec les partenaires privés et publics sur l’importance d’une meilleure inclusion économique des jeunes dans des filières agricoles », a soutenu Victoire Tomegah Dogbé, ministre en charge du Développement à la base, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes.
Pour Mme Hawa Cissé Wagué, Représentante Résidente de la Banque mondiale, « la promotion des chaînes de valeur porteuses contribuera à l’intégration de l’offre et de la demande de la main d’œuvre dans le secteur » agricole qui détient « un fort potentiel de croissance et d’emploi au Togo ».
La banque mondiale est active dans l’accompagnement pour une meilleure inclusion économique des jeunes au Togo à travers le Projet d’opportunités d’Emploi pour les Jeunes Vulnérables (EPV), qu’elle finance à hauteur de 9 milliards FCFA.

Ignace T.

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