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La préservation de la biodiversité togolaise passe aussi par le renforcement des compétences nationales. Consciente de cet enjeu, l’Université de Lomé ouvre une nouvelle voie dans la formation des professionnels de l’environnement. L’institution a signé, le mardi 3 novembre 2026, une convention de partenariat avec l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (LuxDev), en vue de mettre en place un Diplôme universitaire en Gestion durable des aires protégées (DU-GDAP). Une initiative qui ambitionne de doter le pays de spécialistes capables de relever les défis liés à la conservation des écosystèmes.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, le professeur Komla Dodzi Kokoroko. Pour le président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounaké, ce partenariat s’inscrit pleinement dans la dynamique de professionnalisation des enseignements engagée par l’institution. Il traduit également sa volonté de développer des formations courtes et spécialisées, adaptées aux besoins réels de la société.

Le responsable de l’Université a assuré que toutes les ressources nécessaires seraient mobilisées pour garantir la qualité de cette formation, grâce à l’intervention d’enseignants-chercheurs et de professionnels qualifiés. Au-delà de la formation des apprenants, le projet doit également contribuer au développement d’un dispositif de micro-certifications permettant à l’Université de répondre plus efficacement aux nouvelles exigences du marché de l’emploi.
Du côté de LuxDev, cette convention dépasse le cadre d’un simple accord institutionnel. Selon Gulten Aka, Country Manager du Bureau Togo, elle constitue une étape importante dans la mise en œuvre du programme PALCC+/INCLURE et témoigne d’une ambition partagée : renforcer durablement les compétences nationales en matière de gestion des aires protégées.
Le ministre Komla Dodzi Kokoroko a, pour sa part, souligné l’urgence de répondre aux besoins en ressources humaines qualifiées dans ce secteur. Il a notamment insisté sur l’utilité des futurs diplômés pour l’Office national des aires protégées (ONAP) et les autres structures intervenant dans la protection de l’environnement.
Pour cette première promotion, 30 cadres et gestionnaires d’aires protégées bénéficieront de 252 heures de formations réparties en dix unités d’enseignement. La mise en œuvre pédagogique est confiée au Laboratoire de botanique et d’écologie végétale (LBEV), avec l’appui du Laboratoire d’écologie et d’écotoxicologie (LaEE) et du Centre de droit public (CDP).
A travers cette nouvelle offre de formation, l’Université de Lomé entend rapprocher davantage savoir académique et réalités du terrain. Un pari sur les compétences humaines pour faire de la gestion durable des aires protégées un véritable levier de préservation du patrimoine naturel togolais.
La rédaction





















































