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A Lomé, l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme célèbre son jubilé d’or. Cinquante années de formation, plus de 4 000 professionnels diplômés et une ambition renouvelée : préparer les villes africaines aux défis de demain.
L’Afrique urbaine se transforme à grande vitesse. Entre croissance démographique, besoins croissants en logements, défis environnementaux et exigences de mobilité, les villes du continent doivent repenser leur développement. Au cœur de cette dynamique, l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) célèbre un demi-siècle d’engagement au service de la formation des bâtisseurs des villes africaines. Le lancement des festivités de son cinquantième anniversaire a eu lieu le lundi 12 octobre 2026 à Lomé, en présence de plusieurs personnalités officielles.
Ce jubilé d’or ne se limite pas à une commémoration. Il offre également l’occasion de revisiter le parcours d’une institution régionale qui, depuis sa création en 1975, contribue à façonner les compétences indispensables à la transformation des espaces urbains. En cinquante ans, l’établissement a formé plus de 4 000 professionnels, appelés à intervenir dans la conception architecturale, l’aménagement des quartiers et l’organisation des territoires.

Pour marquer cet anniversaire, l’EAMAU a conçu un programme mêlant réflexion scientifique, échanges culturels et activités de détente. Des panels permettront d’aborder les grandes préoccupations qui façonnent désormais l’avenir des villes, notamment la durabilité urbaine, la résilience énergétique et l’adaptation aux changements climatiques. Autant de problématiques qui imposent aux architectes et aux urbanistes de concevoir des espaces mieux adaptés aux réalités africaines, plus respectueux de l’environnement et capables de répondre aux besoins des populations.
Les festivités feront également la part belle à la diversité culturelle, à travers des présentations de la gastronomie traditionnelle, des rencontres sportives, des jeux et une visite touristique. Une manière de renforcer les liens entre étudiants, diplômés et acteurs de l’institution, tout en valorisant la richesse des cultures représentées au sein de cette école panafricaine.
Au-delà du bilan, l’enjeu est de préparer l’avenir. Représentant le ministre à la cérémonie, la directrice de cabinet du ministère délégué chargé de l’enseignement supérieur, Ama Dzifa Gameti, a souligné les priorités des prochaines années : « Pour les prochaines années, l’accent sera mis sur la qualité des formations, l’adaptation des programmes aux évolutions des métiers et des technologies, ainsi que sur le développement de la recherche sur les villes et les territoires africains ».
Implantée à Lomé, l’EAMAU accueille des étudiants de plusieurs pays africains dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme, de la gestion urbaine, du transport et de la mobilité. A l’heure où les villes africaines cherchent à concilier croissance, inclusion et durabilité, ses cinquante ans d’existence ouvrent ainsi un nouveau chapitre : former les professionnels capables de penser et de construire les villes de demain.
Par César S.





























































