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De la province du Shaanxi à Pékin, la visite officielle de Faure Gnassingbé, du 9 au 15 octobre 2026, a placé les enjeux économiques au cœur du partenariat sino-togolais. Treize accords et mémorandums d’entente ouvrent des perspectives dans l’agriculture, le commerce, les finances, l’industrie et le développement des compétences.
Du Shaanxi à Pékin, le Togo a placé son partenariat avec la Chine sous le signe des opportunités économiques. Du 9 au 15 octobre 2026, la visite officielle du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a donné lieu à une série d’initiatives visant à rapprocher les ambitions de développement togolaises des capacités technologiques, industrielles et commerciales chinoises. Avec treize accords et mémorandums d’entente signés à Pékin, cette séquence diplomatique entend ouvrir de nouveaux leviers de croissance pour l’économie togolaise.

Première étape de ce déplacement, la province du Shaanxi a servi de terrain d’observation et de dialogue économique. A Yangling, le chef du gouvernement togolais a visité un parc de démonstration de l’agriculture intelligente, où l’intelligence artificielle, la robotique et les outils numériques sont mobilisés pour optimiser les rendements, maîtriser l’irrigation et améliorer les chaînes de production. Pour le Togo, dont l’agriculture constitue un secteur essentiel, l’enjeu est de tirer parti de ces expériences pour accroître la productivité, renforcer la transformation locale et améliorer les revenus des producteurs.
« Une innovation prend toute sa valeur lorsqu’elle apporte une réponse adaptée aux besoins des producteurs », a souligné Faure Gnassingbé, insistant sur la nécessité d’adapter les solutions technologiques aux réalités du terrain.
Les échanges avec le gouverneur du Shaanxi, Zhao Gang, ont élargi les perspectives de coopération à l’agriculture, aux infrastructures, aux sciences, à l’éducation et aux affaires. La signature d’un mémorandum d’entente entre cette province chinoise et la région togolaise de la Kara constitue une illustration concrète de cette orientation. L’objectif est de favoriser les initiatives communes dans l’agriculture, l’énergie, l’environnement et la gestion des ressources naturelles, tout en rapprochant les investissements des besoins des territoires.
Le 13 octobre, les relations entre les deux pays ont été élevées au rang de « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Deux jours plus tard, le 15 octobre, à Pékin, Faure Gnassingbé et le Premier ministre chinois, Li Qiang, ont présidé la signature de treize accords et mémorandums d’entente couvrant plusieurs secteurs stratégiques.
Sur le plan financier, un protocole prévoit l’annulation partielle de la dette togolaise, susceptible d’alléger les engagements de l’État. En matière commerciale, le renforcement de la coopération douanière, notamment à travers le programme des Opérateurs économiques agréés entre l’Office togolais des recettes et les douanes chinoises, vise à fluidifier les échanges et à faciliter les opérations d’import-export.
L’accès du soja togolais au marché chinois figure également parmi les perspectives ouvertes, grâce à un protocole relatif aux exigences phytosanitaires. Les engagements concernent aussi les chaînes d’approvisionnement, le commerce numérique, le développement vert et la formation des ressources humaines. Des accords portent en outre sur le projet de construction du bâtiment du ministère des Affaires étrangères et la coopération entre les médias des deux pays.
Désormais, l’enjeu central sera la concrétisation de ces engagements. Leur portée économique se mesurera à leur capacité à stimuler les exportations, attirer des investissements, créer des débouchés pour les entreprises et améliorer les conditions de production. Pour Lomé, le défi est de convertir ce rapprochement avec Pékin en retombées durables pour l’économie et les populations togolaises.
Par César S.





























































