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Le Premier ministre, Mme Victoire Tomégah-Dogbé a donné, le samedi 6 février à Sagbadaï, à 13 km à l’ouest de Sokodé, le coup de pioche du démarrage des travaux de réhabilitation et de renforcement de la Route nationale (RN) no17 (tronçon Sokodé-Bassar) longue de 42,4 km. C’était en présence des membres du gouvernement, des autorités administratives, politiques, des députés à l’Assemblée nationale, des gardiens des us et coutumes, des forces de l’ordre et de sécurité des régions de la Kara et Centrale.
Les travaux, estimés à plus de 35 milliards de FCFA, ont été attribués à la filiale togolaise du groupe tunisien Soroubat. Outre la réhabilitation de ce tronçon, les travaux comprennent aussi l’aménagement et le bitumage du contournement de Malfakassa (24 km) ; l’aménagement et le bitumage de la bretelle reliant la RN No 1 à la RN no 17 dans la ville de Sokodé (2km). Il est également prévu l’aménagement et le bitumage de la bretelle de Binaparba (6,6 km), soit 75 km au total.
L’objectif du projet est d’assurer la viabilisation d’un second axe routier, autre que la RN No 1 entre Sokodé et Mango ; de stimuler le développement socio-économique de la zone du projet. Il s’agit aussi de favoriser l’intégration régionale à travers la promotion des échanges commerciaux vers les pays de l’hinterland notamment, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, afin de réduire les coûts de transport.
Les travaux de réhabilitation de ce tronçon vont durer 24 mois. Les prestations de contrôle et de surveillance de la qualité des travaux seront assurées par le groupement de bureaux Africa Engeneering/Caem/Betra pour un montant de 727,28 millions de F CFA pour une durée de 26 mois.
Le ministre des Travaux publics, Mme Zouréatou Kassah-Traoré a indiqué que ces travaux font partie intégrante d’un vaste programme de construction de la RN No 17 sur une distance de 200 km, qui part de Sokodé pour aboutir à Sadori dans la préfecture de l’Oti en passant par Bassar et Dankpen. Au regard de l’importance vitale de ce projet pour les usagers et pour l’économie du pays, le ministre a invité les responsables de l’entreprise et ceux du bureau de contrôle à asseoir une bonne communication et à mettre en place un plan de gestion sociale et environnementale du chantier pour réduire les risques de nuisance et d’accidents.
Les préfets de Tchaoudjo, Col. Mompion Matéindou et de Bassar, Col. Bonfoh Faré Jean, ont remercié le Premier ministre pour sa présence qui témoigne l’intérêt qu’elle accorde au développement du Togo prôné par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Ils ont, au nom des bénéficiaires, indiqué que la réhabilitation de ce tronçon va mettre fin aux calvaires des usagers. Les deux représentants du pouvoir central ont encouragé Soroubat à exécuter les travaux à temps et dans les règles de l’art.
En marge du lancement de ces travaux d’aménagement routier, la cheffe du gouvernement a visité le centre agro-industriel de production et d’exportation de noix de cajou. Mme Tomégah-Dogbé a également échangé avec les membres de la Fédération des unions des sociétés coopératives des femmes transformatrices des graines de néré de la région Centrale.
LE TOGO S’OUVRE DE PLUS EN PLUS A LA SOUS-REGION
Lomé-Cinkassé, (600 km pour la route de l’unité nationale 1), Lomé-Kpalimé (120 km en direction du Ghana, Nationale 5) et Avépozo-Aného-Sanvee Condji (qui améliore la sortie de la capitale vers la frontière du Bénin) : que ce soit vers le nord, l’ouest ou l’est, le Togo a engagé d’importants chantiers destinés à renforcer ses routes et ouvrir davantage le pays à la sous-région.
Les travaux sont exécutés simultanément et portent sur la construction, la réhabilitation, l’aménagement ou la modernisation des voies concernées. L’objectif affiché du pays est de renforcer son positionnement en hub logistique, en se dotant ou en améliorant ses infrastructures, en capitalisant sur sa position géographique stratégique et son ouverture naturelle sur la mer et l’hinterland.
En plus des routes revêtues, le programme de connectivité des zones rurales, qui sera mis en œuvre par le ministère du Désenclavement, permettra de rendre plus accessibles les communautés isolées. Au total, plus de 1.000 milliards de FCFA devront être débloqués pour la réalisation des chantiers.
DES CHANTIERS ATTENDUS POUR LE DESENCLAVEMENT DES ZONES RURALES
Le Togo veut désenclaver toutes ses zones rurales. Après avoir réalisé ces dernières années d’importants travaux avec plus de 2500 pistes rurales réhabilités entre 2016 et 2018, le pays veut franchir un nouveau cap, en vue de faciliter l’émergence rapide de pôles régionaux générateurs de croissance. Un nouveau programme de connectivité des zones rurales est ainsi prévu. De façon concrète, 4000 km de pistes rurales et 400 km de routes seront construites, avec pour objectif ultime de rendre toutes les communautés accessibles par la route.
Le chef de l’Etat qui a initié, il y a quelques années, une politique de grands travaux dans le domaine routier, entend poursuivre sur cette lancée au cours de ce nouveau quinquennat, afin de moderniser davantage ce réseau qui a déjà transfiguré la capitale et l’intérieur du pays. Ainsi, outre les travaux de dédoublement de la nationale 5 (Lomé-Kpalimé, 120km) en cours d’exécution, ceux d’aménagement et de modernisation de la voie Avepozo-Aneho (partie du Corridor Abidjan-Lagos) sont engagés depuis fin février 2020.
Un programme est, par ailleurs, déployé pour la construction de l’autoroute de l’Unité (Lomé-Cinkassé), l’aménagement des tronçons de la Nationale No1 (Aouda-Kara et Sarakawa-Kantè), la poursuite effective des travaux de la route Lomé-Vogan, la réhabilitation de la route Notsè-Agou, et la réhabilitation des voies urbaines de la capitale et des autres villes du pays.
Le Togo dispose actuellement 11.777 km de réseaux routiers dont environ 2.101 km de routes nationales revêtues.
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Les mangues et les ananas, deux espèces pérennes produites au Togo, connaissent depuis quelques années une progression au niveau des rendements comme celui de la professionnalisation des acteurs
MANGUE
Fruit de grande consommation, produit dans les cinq régions économiques à travers les variétés ‘Kent’, ‘Palmer’, ‘Eldon’ et ‘Somnole’, la mangue a vu ses rendements croître particulièrement au cours des deux dernières années. En 2018 et 2019, 340 000 et 370 000 tonnes ont été respectivement produites, sur une superficie de 1523 hectares, soit un rendement respectif de 3,7 et 4,5 tonnes par hectare. Sur le plan de la transformation, la dizaine d’unités certifiées sur le territoire n’a pu transformer que 1800t en 2018 et 2 200t l’année suivante.
De nombreuses difficultés sont relevées (faible niveau de formation et d’encadrement des producteurs, difficultés d’accès aux facteurs de production, taux de perte élevé des productions, insuffisance de stockage, manque d’équipements de transformation adéquats), en dépit des potentialités dont dispose le pays: disponibilité des terres et du marché, demande extérieure en mangue greffée très élevée.
C’est ainsi que pour mieux organiser la filière, il a été mis en place une Fédération nationale des Coopératives productrices de mangue du Togo (FNCPM), ainsi qu’une Fédération nationale de Commerçants et Exportateurs de Mangue (FNCEM). Les deux entités se sont mises en Conseil Interprofessionnel (CIF-Mangue) depuis décembre 2019.
ANANAS
De 27 000 tonnes en 2017 à 30 149 tonnes en 2019, sa production connaît des résultats encourageants, soutenue par les partenaires du Togo. La filière emploie plus de 3200 producteurs et génère plus de 6 milliards de FCFA de revenus par an, dont 233 millions pour l’Etat. L’ananas, cultivé principalement dans la Maritime et les Plateaux sous deux variétés (Cayenne et Brazza), est transformé en jus, ananas séché ou en confiture. Sur le terrain, une trentaine d’entreprises officiellement recensées produisent actuellement plus d’un million de litres de jus d’ananas dont 200 000 pour le marché bio. Le nombre de MPME dans la transformation et l’exportation est passé de moins de 30 à une cinquantaine sur la période.
Enfin, 60% de l’ananas est exporté en frais ou sous forme de produits transformés pour les produits biologiques vers l’Europe ou sur le marché régional.
Comme pour la mangue, un Conseil Interprofessionnel de la Filière (CIFAN-Togo) a été mis en place en novembre 2019, pour une meilleure synergie d’action et surtout pour faire face aux contraintes (manque d’accompagnement financier et technique, insuffisances des infrastructures, aléas climatiques, absence de statistiques fiables, insuffisance de logistique appropriée pour le transport et la conservation des fruits, qualité sanitaire et hygiénique des fruits à commercialiser à l’international etc…).
Des guides de bonnes pratiques et des plans d’action sont en cours d’élaboration, afin de renforcer davantage ces filières prometteuses pour l’économie nationale.
Le ministre chargé de l’industrie, Yaovi Attigbé Ihou et la cheffe de la délégation de l’UE au Togo, Cristina Martins Barreira ont lancé le jeudi 17 janvier 2019 à Adangbé (46 km au nord-est de Lomé), le projet d’appui à la compétitivité de la filière ananas au Togo (PRAACOFAT).
Le projet est cofinancé par le Fonds Européen pour le Développement et la Coopération Allemande, à hauteur de 5,35 millions $, soit près de 4 milliards FCFA. Il vise à renforcer la filière ananas et à augmenter sa compétitivité en réduisant les coûts de production et de commercialisation. L’objectif escompté étant de faciliter l’accès des petits exploitants agricoles aux différents circuits de vente sur le plan national comme en dehors du pays.
La mise en œuvre de ce projet s’aligne sur le deuxième axe du Plan national de développement (PND 2018-2022), qui ambitionne le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.
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Le ministre burkinabé en charge de l’Enseignement supérieur, Pr. Alkassoum Maïga a été désigné, le vendredi 19 mars à Lomé, pour présider pendant une année, le Conseil d’administration (CA) de l’Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU). Cette désignation par les collègues des pays membres est intervenue lors de la 38ème session ordinaire du conseil d’administration de l’EAMAU, tenue du 17 au 19 mars à Lomé. Le Burkina Faso organisera par conséquent, la prochaine session du CA en novembre prochain à Ouagadougou.
La session de Lomé est assortie de résolutions et recommandations. En termes de résolutions, le conseil a approuvé le processus de recrutement souhaité, en donnant instructions au directeur général de soumettre un dossier complet sur les incidences financières et techniques au nouveau PCA, en vue de la poursuite du processus. Il a aussi donné mandat au vice-PCA pour régler définitivement le problème de sécurisation du nouveau site de l’EAMAU. Le gouvernement togolais a mis à la disposition de l’EAMAU, un domaine de 12 hectares à Lomé II pour l’extension de son infrastructure, dans le but de répondre à ses ambitions de développement. Concernant les recommandations, le CA de l’EAMAU a instruit le Directeur général (DG) de l’institution, Dr. Moussa Dembélé de prendre des mesures pour l’application de la gestion axée sur les résultats et d’enclencher le processus de recrutement d’un nouveau commissaire au compte. Le conseil préconise également au DG de se référer au vice-PCA pour toute action engageant la vie de l’Ecole.
Le nouveau président du Conseil d’administration a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner l’institution pour relever les défis de l’heure. « Le Burkina Faso va se doter des atouts nécessaires pour que le cap de l’excellence que les pays membres se sont fixés soit maintenu et renforcé», a indiqué Pr. Alkassoum Maïga.
Ouvrant les travaux, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Bénin, Pr. Eléonore Yayi Ladékan, présidente sortant du conseil d’administration (PCA) de l’EAMAU a émis le vœu que la présente session aboutisse à un consensus pour doter en priorité l’institution d’un budget conséquent devant lui permettre de faire face aux nombreux défis qui l’attendent. « Nous avons pris bonne note des légitimes attentes de notre institution commune. J’invite le conseil des ministres à se prononcer, pour son adoption, sur le projet de budget présenté par la direction de l’EAMAU », a-t-elle ajouté.
Selon la ministre béninoise de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour que l’EAMAU atteigne son objectif, elle a besoin de recouvrir les fonds de ses arriérés auprès des pays membres. « Ces arriérés de contributions des Etats s’élèvent à ce jour à un peu plus de 10 milliards de francs CFA. C’est dans ce contexte que j’invite les pays membres à revoir la situation des dettes de contributions et de frais de scolarité qui s’alourdissent, afin de donner à l’institution un nouveau souffle nécessaire à la taille de ses ambitions », a souligné la ministre.
Le ministre togolais de l’Enseignement supérieur, Pr. Majesté Ihou Watéba a, pour sa part laissé entendre que l’EAMAU est pour l’ensemble des pays membres, une source légitime de fierté, rappelant qu’elle a formé depuis sa première rentrée en novembre 1976 à ce jour, près de 1400 cadres de haut niveau sur le champ de la ville d’Afrique, tant en architecture, en urbanisme qu’en gestion urbaine. « Le vœu le plus cher des autorités togolaises est de voir l’EAMAU grandir encore plus et s’affirmer davantage comme un centre de référence de la ville et du cadre bâti en Afrique et dans le monde », a fait comprendre le ministre togolais.

TRAVAUX DES EXPERTS EN PRELUDE A LA SESSION DES MINISTRES
C’était le ministre togolais en charge de l’Enseignement supérieur, Pr. Majesté Ihou Watéba qui a ouvert, le mercredi 17 mars à Lomé, les travaux du comité des experts des pays membres de l’EAMAU.
Ces assises du comité des experts qui se sont déroulées les 17 et 18 mars ont été consacrées à l’étude du budget 2020. Ils ont aussi examiné les rapports d’activités et l’état de mise en œuvre des résolutions de la 37ème session ordinaire du conseil d’administration tenue en novembre 2019 à Cotonou. Les experts ont également étudié le rapport de la direction de l’administration et des finances sur l’exécution du budget 2019, ainsi que celui du commissariat aux comptes de l’exercice budgétaire 2019. Ils ont également débattu des sujets relatifs à la proposition du programme de la licence en transport et mobilité durable ; du plan de formation de l’EAMAU ; du compte rendu du recrutement de nouveaux enseignants et des doléances du personnel.
Somme toute, les travaux des experts ont permis d’accompagner l’EAMAU dans son nouvel élan de progrès et de développement à l’international, afin de la rendre plus performante face aux enjeux futurs liés à la formation des cadres capables d’affronter les défis de l’urbanisme sur le continent africain. Bref, il s’agit de fédérer les idées, dans le but de permettre à l’EAMAU de mieux fonctionner, en vue de garantir une formation de qualité aux étudiants des quatorze pays membres.
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Initialement prévue du 4 au 25 avril 2020, le championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui se joue avec les meilleurs joueurs issus des championnats locaux, s’est finalement déroulé du 16 janvier au 7 février 2021 pour des raisons de la pandémie due au coronavirus qui a particulièrement sévit de par le monde. Il s’est achevé avec le sacre des lions de l’Atlas.
Le Maroc confirme ainsi sa suprématie en conservant son titre à l’issue du sixième championnat d’Afrique des nations (CHAN 2020). Les lions de l’Atlas dominent ainsi en finale les Aigles du Mali par 2-0, le dimanche 7 février 2021 au stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé. Le Mali perd ainsi pour la deuxième fois en finale d’un CHAN, après le revers en 2016 contre le RD Congo. « On voulait tout faire pour ramener la coupe au Mali. Mais on avait en face une très bonne équipe du Maroc. C’est la meilleure équipe du tournoi, je pense. J’en profite d’ailleurs pour féliciter leur coach. Ils ont fait du bon boulot, vu le nombre de buts que les Marocains ont marqué. Ça n’allait pas être facile face à eux mais on le savait. Je pense qu’on a perdu ce match sur des détails. Mais ces détails sont très importants dans ce genre de compétition », a déclaré avec fair-play le sélectionneur de l’équipe Malienne, Nouhoum Diané.
LE CAMEROUN CUEILLI A FROID PAR LE MAROC EN DEMI-FINALE
Le Cameroun pays-hôte s’est fait dompté en demi-finale par le Maroc, disputée le mercredi 3 février. Sans trembler, les Lions de l’Atlas s’imposent à l’issue de ce duel devant les lions indomptables sur un lourd score de 4 buts contre 0. La presse camerounaise est revenue sur cette défaite sanglante, synonyme d’élimination pour les Lions Indomptables A’ dans la course au titre. « Les Lions A’ humiliés et domptés par le Maroc », a titré camerounweb. Pour le site camerounais d’informations sportives, le palier était trop haut pour la bande à Martin Ndtoungou Mpile : « La marche était trop haute pour les Lions A’ du Cameroun face au Maroc en demi-finale du CHAN 2020 ». Un autre media Camerounais s’est montré très tranché dans son analyse de la cuisante défaite des Lions Indomptables A’. « Quelle leçon de Football ! », s’exclame Press.Sport.com qui n’a pas manqué de faire un petit commentaire à ce propos. « Le Cameroun qui avait connu une phase de groupes pas très reluisante avant de retrouver de la confiance en éliminant la RD Congo (2-1), n’a pas vraiment existé face aux Lions de l’Atlas, décidés à s’offrir la finale pour garder le titre acquis à domicile lors de la précédente édition », fait savoir Press.sport.com, dans son article sur la défaite du Cameroun.
LE TOGO FINIT SA COURSE EN MATCH DE POULE
Ayant éliminé le grand Nigéria contre toute attente lors des éliminatoires, le Togo était à sa première participation au CHAN. Avec une belle génération issue des clubs comme l’Association sportive de la Kozah (ASKO), l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (ASCK), Gbohloe-su (des Lacs), Association sportive de l’Office togolais des recettes (AS OTR), l’AS Togo Port… les Eperviers locaux pensaient créer la sensation au Cameroun. Conduite par Abalo Dosseh, ex capitaine de la sélection A, l’équipe locale avait un staff technique expérimenté. Ce qui devrait être un avantage pour cette formation novice dans ce tournoi.
Le Togo rentre à la maison après 3 matchs. Les rêves des Éperviers du Togo ont été stoppés par des Rwandais un peu plus réactifs. Les Amavubi locaux se sont difficilement défaits des Eperviers du Togo (3-2) le mardi 26 janvier au stade de Limbé (Cameroun) au terme d’un match « fou », s’emparant ainsi de la 2ème place du groupe C sur le fil. Toutefois, les hommes de Jean-Paul Abalo ont été séduisants pour leur première participation au CHAN. Ils sont sortis tête haute, bien qu’avec quelques regrets, puisqu’il ne leur a pas manqué grand-chose pour décrocher le point qui aurait suffi à leur bonheur.
Malgré tous ces efforts déployés pour écarter les Eperviers de la course, les Amavubi, tout comme en 2016 (alors qu’ils étaient pays-hôte) n’ont pas pu franchir les quarts de finale du CHAN 2020. Tout comme les Togolais, les Rwandais ont tout simplement été évincé de la compétition par la Guinée (0-1).
QUE RETENIR DE LA PARTICIPATION TOGOLAISE ?
Il faut croire que la « mauvaise » préparation des Eperviers du Togo a influencé leurs prestations au CHAN. En outre, l’absence de championnat durant pratiquement onze mois, entrainant ainsi la mauvaise forme des athlètes (fatigue cumulée lors des deux premiers matches) n’a naturellement joué en faveur des joueurs togolais.
La véritable question concernant ces Eperviers « A’ » reste ce qu’ils deviendront après ce CHAN 2020. Seront-ils conservés et suivis avec l’intention de les préparer à faire leur entrée plus tard dans les Eperviers séniors, ou est ce qu’ils seront laissés à leur sort comme d’habitude ? C’est là que réside l’équation à plusieurs inconnus à résoudre après cette CHAN.
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Le président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé s’est adressé, le jeudi 31 décembre 2020, à la Nation togolaise lors des traditionnels vœux de Nouvel An. Il assure que malgré l’impact du COVID-19, le Togo va poursuivre en 2021 la transformation structurelle de son économie.
« Au plan économique, nous allons poursuivre la transformation structurelle de notre économie et confirmer notre capacité à générer une croissance durable et inclusive, à même de s’intégrer aux grands ensembles », a déclaré Faure Gnassingbé.
Le président a annoncé cette perspective, prenant soin d’évoquer de « multiples conséquences aux plans sanitaire, économique et social » de la pandémie de COVID-19 qui « accentue les besoins, ébranle les certitudes et menace les équilibres ».
« Je reste pour ma part convaincu que nous sortirons de cette situation pour relancer notre économie grâce au dynamisme de notre jeunesse, des femmes et de notre secteur privé », a-t-il dit.
Le rebond de l’économie togolaise en 2021 a été évoqué, quelques jours auparavant, par le ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya, qui était face aux députés lors du vote de la loi de finances gestion 2021.
Le chef de l’Etat a rappelé que année 2020 a marqué le 60ème anniversaire de l’accession du Togo à l’indépendance. Au regard de ce repère important, il a exhorté tous les Togolais à inscrire la cohésion nationale au rang de leurs priorités pour l’avenir.
« Retrouvons-nous autour de l’essentiel, assumons notre histoire et reconnaissons nos différences comme autant de sources d’enrichissement mutuel. Nous nous donnerons ainsi les moyens d’aborder les mois et années qui viennent avec sérénité et confiance. Nous pouvons légitimement être fiers de nos atouts et en faire des avantages comparatifs, pour hisser notre pays à la hauteur de nos ambitions de développement, en dépit de l’impact de la pandémie actuelle », a précisé Faure Gnassingbé.
Le chef de l’Etat reste convaincu que « nous sortirons de cette situation pour relancer notre économie grâce au dynamisme de notre jeunesse, des femmes et de notre secteur privé. Puisse notre attachement à la cohésion nationale demeurer le fil conducteur qui nous permette de poursuivre résolument notre marche vers la prospérité partagée en 2021. Que Dieu bénisse notre cher Togo et qu’il nous accorde à tous la santé et la vigueur d’esprit nécessaires pour bâtir notre pays suivant le destin que nous avons choisi ».
DEUX EVENEMENTS MAJEURS MARQUENT L’ANNEE 2020.
L’année 2020 a été essentiellement marquée, au plan politique et sanitaire, par deux évènements majeurs. En se référant à la tenue de l’élection présidentielle au mois de février, le président remercie la providence divine qui a permis au gouvernement d’honorer ce rendez-vous républicain, juste avant la survenue de la pandémie au Togo. Il s’est réjoui de la bonne organisation de cette consultation et salué la maturité et la mobilisation du corps électoral qui a massivement exprimé son choix en toute liberté et responsabilité.
« Cette occasion me permet de vous réitérer mes remerciements pour la confiance renouvelée, et redire solennellement que je mesure chaque jour -avec humilité et détermination- ma responsabilité dans la conduite de notre pays sur la voie qu’il a choisie : celle d’un Togo en paix, d’une nation moderne avec une croissance économique inclusive. À ce stade, je voudrais partager à nouveau avec vous ma conviction que l’œuvre de développement national est nécessairement commune et c’est ensemble que nous devons l’aborder, car elle est beaucoup plus importante que toutes nos divergences d’approche ou d’opinion. Cette assertion s’impose aujourd’hui à nous avec d’autant plus d’acuité que la pandémie actuelle accentue les besoins, ébranle les certitudes et menace les équilibres », a-t-il poursuivi.
L’irruption de la maladie à covid19 et ses multiples conséquences aux plans sanitaire, économique et social est le deuxième évènement majeur de l’année 2020 qui a été éprouvant à bien des égards.
Pour le chef de l’Etat, « l’épreuve nous a permis de mesurer la pertinence des efforts consentis durant les années antérieures pour bâtir une économie résiliente et développer des mécanismes d’inclusion sociale. Mais elle nous aura également rappelé combien nous serions vulnérables si nous ne veillions constamment à préserver et consolider nos acquis. Si nous avons pu faire face à la pandémie en limitant la propagation de la maladie et en atténuant les effets de la crise sur la vie économique et sociale, c’est grâce à l’engagement et au sens de responsabilité de tous. Le personnel de la santé qui s’est retrouvé au-devant de ce front sans précédent, a fait montre d’un courage et d’une mobilisation exemplaires qu’il convient de souligner. Je voudrais donc l’exhorter, pour les mois à venir, à poursuivre avec le même engagement sa mission au chevet des patients pour protéger des vies ».
Le président a salué la mobilisation de la communauté internationale et exprime la reconnaissance du peuple togolais aux partenaires pour le soutien qu’ils ont apporté au pays dans la mise en œuvre du plan de riposte contre la pandémie et ses conséquences socio-économiques.
Faure Gnassingbé a adressé également la gratitude de la nation à toutes les structures impliquées dans la riposte, et à tous ceux qui se sont mobilisés pour sensibiliser, aider et soutenir les populations partout sur l’étendue du territoire.
« Une lueur d’espoir point à l’horizon avec la mise au point des vaccins. Je veux vous dire que nous ne lésinerons sur aucun moyen pour préserver nos vies et nous permettre de reprendre rapidement le cours normal de nos activités. Aussi ai-je instruit le gouvernement pour que les dispositions soient prises afin que notre pays, qui a déjà adhéré à l’initiative COVAX, bénéficie, dès que possible, des premières doses de vaccin qui seront destinées prioritairement aux personnes présentant des facteurs de comorbidité et au personnel soignant » a conclu le chef de l’Etat.
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Le Président de la République, Faure Gnassingbé a effectué, le mardi 22 décembre 2020, une visite de travail et d’amitié au Niger et au Burkina Faso.
Le chef de l’Etat togolais a été accueilli à sa descente d’avion à Niamey par son homologue Mahamadou Issoufou. Au menu de son séjour, un tête-à-tête notamment avec son hôte, au cours duquel de nombreux sujets ont été abordés.
Il y a quelques semaines, le Président de la République avait adressé un message à son homologue, par le biais du ministre des Affaire étrangères alors en séjour dans le pays.
LE TOGO ET LE NIGER RENFORCENT LEUR COOPERATION
Lomé et Niamey envisagent de renforcer davantage leurs liens de coopération, déjà excellents. En séjour dans la capitale nigérienne, le Prof Robert Dussey, le ministre des affaires étrangères du Togo a été reçu par le président nigérien Mamadou Issifou à Niamey le 27 novembre 2020, en marge de la 47ème session du Conseil des Ministres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) organisée sur le thème : « unis contre le terrorisme, pour la paix et le développement ».
Le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et des Togolais de l’Extérieur ayant pris part aux travaux a remis un message de Faure Gnassingbé à son homologue du Niger.
Les échanges entre le ministre Dussey et le président Issifou ont porté sur des questions d’ordre bilatéral. Les deux personnalités se sont félicitées de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui existent entre le Togo et le Niger. Elles ont exprimé leur volonté d’œuvrer au renforcement de celles-ci notamment dans les domaines politique, économique, technique, culturel et scientifique pour le bonheur des peuples nigérien et togolais.
Le ministre Dussey et son hôte ont également abordé les sujets liés au terrorisme et la criminalité transfrontalière qui secouent la région ouest africaine. Ils ont, à cet égard, salué les efforts déployés au niveau régional dans la lutte contre ces fléaux et appelé au renforcement de la coordination des actions avec l’assistance de la communauté internationale en vue de relever les nombreux défis y relatifs. Ils se sont également réjouis de la tenue effective de la 47ème Session du Conseil des Ministres de l’Organisation de la Coopération Islamique à Niamey et ont souhaité que cette session aboutisse à des conclusions satisfaisantes visant à lutter contre le terrorisme et à garantir une gouvernance post covid-19 plus démocratique aux plans économique et politique.
Le président nigérien et le Chef de la diplomatie togolaise ont ensuite procédé à un large échange de vues sur les questions d’intérêt commun d’ordre bilatéral et multilatéral.
Le chef de la diplomatie togolaise a également au cours de cet entretien, présenté, au nom du Chef de l’Etat togolais, ses condoléances au Président Mahamadou Issoufou suite à la disparition de l’ancien Président Mamadou Tandja. Le ministre Dussey a exprimé à Mahamadou Issoufou ses vifs remerciements pour l’accueil qui lui a été réservé au cours de cette visite.
Le président Mahamadou Issoufou a, pour sa part, remercié le ministre Dussey pour sa mission et a demandé de transmettre ses sincères salutations à son frère et ami, le Président Faure Gnassingbé.
Les deux personnalités ont ensemble exprimé leur volonté de dynamiser la coopération dans les domaines politique, économique, technique, culturel et scientifique, au bénéfice de leurs populations. Le Togo est membre depuis 1997 de l’Organisation de la Coopération Islamique, dont le but est de promouvoir la coopération dans les domaines économiques, sociaux, culturels et scientifiques.
LOME ET OUAGADOUGOU ENTENDENT EGALEMENT CONSOLIDER LEUR COOPERATION
Après Niamey, le Président de la République, Faure Gnassingbé s’est rendu mardi 22 décembre au Burkina Faso pour une autre visite de travail.
En toile de fond, le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, notamment dans les domaines du commerce et du transport de marchandises à partir du Port Autonome de Lomé.
Le Chef de l’Etat et son homologue, Roch Marc Christian Kaboré se sont accordés sur la nécessité de renforcer davantage l’axe Lomé-Ouagadougou.
D’autres sujets d’intérêt commun ont été également abordés par les deux leaders.
Faure Gnassingbé a, par ailleurs, de nouveau félicité son hôte pour sa brillante réélection.
LE CHEF DE L’ETAT FELICITE ROCH CHRISTIAN KABORE POUR SA REELECTION

Le Président de la République, Faure Gnassingbé a adressé le lundi 7 décembre 2020, un message de félicitations à son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré réélu le 26 novembre dernier pour un nouveau mandat.
« Je tiens à adresser mes chaleureuses félicitations à mon frère SEM Roch Marc Christian Kaboré, suite à sa brillante réélection à la magistrature suprême de son pays », a indiqué le le chef de l’Etat togolais dans son message.
Faure Gnassingbé, qui s’est dit « disposé à œuvrer à la consolidation des liens entre nos deux peuples », a ensuite souhaité « un franc succès dans l’exercice de ses fonctions » au locataire du Palais de Kosyam.
Pour rappel, Roch Kaboré a été réélu au premier tour de l’élection avec près de 58% des suffrages.
LA GRANDE COMMISSION MIXTE DE COOPERATION ENTRE LE TOGO ET LE BURKINA TENUE EN 2019
La 3ème session de la grande commission mixte de coopération entre le Togo et le Burkina, a pris fin le mardi 9 octobre 2019 à Lomé. Ces travaux de 2 jours, co-présidés par Demba Tignokpa, ministre togolaise de la Planification et de la Coopération, et Alpha Barry, ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération, ont permis aux experts de passer en revue l’Etat de la coopération entre les deux pays.
La rencontre a été conclue par la signature de 14 accords de coopération entre les deux pays frontaliers d’Afrique de l’Ouest.
Ces accords concernent des domaines variés, notamment: la diplomatie, la coopération militaire, la coopération transfrontalière et décentralisée, l’agriculture, l’eau et l’assainissement, l’enseignement supérieur, ou encore la santé, et les transports.
Des ententes qui « traduisent les préoccupations du moment », et dont la mise en œuvre « aura, à n’en pas douter, un impact positif », sur la coopération entre le Togo et le Burkina, selon Alpha Barry.
De son côté, la ministre togolaise a souligné que ces signatures « participent au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays », et constituent une étape significative dans leurs relations bilatérales.
La 4ème session aura lieu en 2021 au Burkina Faso.
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Le Président de la transition du Mali, Bah N’Daw a séjourné à Lomé les 13 et 14 novembre 2020 pour une visite d’amitié et de travail.
Ce séjour marqué par des rencontres de haut niveau et des visites de terrain s’inscrit dans le cadre de sa tournée dans les pays de la sous-région ouest africaine.
Après un premier tête-à-tête à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema, les deux leaders se sont rendus au Palais de la Présidence de la République, où ils ont échangé sur les questions de coopération bilatérale et sous-régionale, ainsi que sur la situation sociopolitique au Mali.
Le président de la transition a abordé avec son bilatéral togolais, Faure Gnassingbé des questions de coopération bilatérales.
Sur le plan sous-régional, les chefs d’Etat se sont penchés sur les questions de paix et de lutte contre le terrorisme. Les deux Présidents ont visité, à cet égard, le Centre togolais d’entraînement aux opérations de maintien de la paix (CEOMP). Ils ont également discuté de la situation sociopolitique dans différents pays de la CEDEAO notamment au Mali. Le chef de l’Etat suit attentivement la situation dans ce pays frère pour le retour à l’ordre constitutionnel normal. D’ailleurs, il avait envoyé un message d’encouragement aux autorités de la transition.
Le chef de l’Etat avait dépêché en fin octobre, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey auprès de son homologue, pour lui réaffirmer toute la disponibilité du Togo.
LE TOGO RESTE DISPONIBLE AUX COTES DU MALI
Le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey a effectué le lundi 19 octobre une visite officielle de travail à Bamako où il a rencontré les plus hautes autorités du pays.
Porteur d’un message du Chef de l’Etat, le chef de la diplomatie togolaise a rencontré le Président de la transition Bah N’daw à qui il a réitéré les félicitations et la disponibilité continue du Togo à soutenir les institutions de la transition en vue d’un retour rapide à la paix et la stabilité dans le pays. Les échanges avec l’actuel locataire du Palais de Koulouba ont en outre porté sur la coopération bilatérale, régionale et internationale, la libération de Soumaïla Cissé, ou encore sur la question sécuritaire dans la sous-région ouest-africaine.
Robert Dussey s’est ensuite entretenu avec le vice-président de la transition, le Colonel Assimi Goita et le premier ministre Moctar Ouane.
Les autorités maliennes ont salué le soutien constant de Lomé et l’exemplarité des Forces armées togolaises présentes dans le pays de la cadre de la Minusma.
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Le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, Gilbert Bawara a échangé, le mercredi 30 décembre 2020, avec les médias sur le contenu du nouveau Code du travail adopté la veille par Assemblée nationale.
Cette rencontre a été une occasion pour lui, de mieux expliquer aux Togolais, le contexte dans lequel la révision du Code du travail de 2006 est intervenue, les avancées notables introduites et les circonstances ayant amené le gouvernement à déposer ce projet de réforme de la loi portant Code du travail en République togolaise.
Le ministre Gilbert Bawara a indiqué que le paysage du travail au Togo évolue rapidement. Cette évolution, a-t-il expliqué, est commandée par la modernisation du climat des affaires dans le pays et la volonté de réformes manifestées par le chef de l’Etat dans le but de rendre l’environnement du travail plus compétitif et plus moderne et d’offrir un cadre législatif et normatif favorable à la création d’entreprises, d’emplois et de richesses.
« Le Code du travail de 2006 dans son application a démontré un certain nombre d’insuffisances auxquelles il fallait remédier afin d’améliorer les conditions de travail et de vie des Togolais. Les employeurs avaient un souci à enlever tous les freins pour faciliter leur travail et les aider à agrandir leur entreprise. Les méthodes de travail et les modes de production des biens et services évoluent de façon exponentielle. Ceci est induit par l’évolution des nouvelles technologies de l’information et la digitalisation. Voilà un peu les circonstances qui ont guidé le gouvernement à aller vers la refonte de notre Code du travail et tout cela est motivé par la politique de réformes conduite par le président de la République », a-t-il relevé.
L’élaboration de ce projet de nouveau Code a fait l’objet de larges discussions et de concertations, notamment avec les organisations de la société civile, les syndicats et les organisations professionnelles des employeurs, les partenaires sociaux et les acteurs du monde économique. Tout ce beau monde avait été impliqué pour enrichir le travail produit et apporter sa contribution, ses observations et amendements au Code du travail, a assuré le ministre Gilbert Bawara. Tout ceci fait que ce nouveau Code a été un travail inclusif et est le fruit d’une réflexion conjointe associant les acteurs du monde du travail et les acteurs sociopolitique du pays. « C’est une véritable œuvre collective », s’est-il réjoui au cours de cette rencontre avec les médias.
LES INNOVATIONS ET LES AVANCEES
Le ministre Bawara est ensuite revenu en détail sur les innovations et les avancées consacrées par le nouveau Code du travail. Il assure que l’élaboration du nouveau Code voté par le Parlement togolais a fait l’objet d’une large concertation avec les partenaires sociaux notamment les organisations syndicales des travailleurs et les organisations professionnelles des employeurs.
« Toutes les centrales syndicales ont eu l’occasion de lire le projet de texte qui avait été conçu, de formuler des observations, de faire des commentaires, et de formuler des propositions. De même, les organisations professionnelles des employeurs, qu’il s’agisse du patronat, de l’AGET, de la CCIT ont été impliquées », a assuré le ministre.
« Des formes de contrat qui n’existaient pas comme le contrat saisonnier, le contrat de projet, le contrat de mission ou d’opérations ou le télétravail ont été introduites dans l’environnement du travail. Plusieurs innovations portent également sur les conditions de rupture et les effets de cette rupture sur le contrat de travail. Il y a une autre innovation très importante, c’est le plafonnement des dommages et intérêts en cas de conflit. Parfois, la question des dommages et intérêts avait un caractère compromettant pour la poursuite des activités de l’entreprise concernée », a-t-il confié. Il a loué la volonté du gouvernement de rendre la relation de travail entre l’employeur et l’employé, plus moderne et adapté à notre époque.
LE NOUVEAU CODE DU TRAVAIL RECONNAIT LE TELETRAVAIL ET LE TRAVAIL A DISTANCE
Le projet de loi voté à l’unanimité des députés comporte trois cent soixante-dix-huit (378) articles. Le ministre en charge du Travail a affirmé qu’il s’agit d’une refonte totale de la loi n°2006-010 du 13 décembre 2006 portant Code du travail en République togolaise. Cette refonte vise à adapter l’ancien code aux évolutions technologiques et de tenir compte de l’universalisation et de la standardisation actuelle des règles du travail, et également pour une meilleure mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) destiné à assurer la modernisation de l’économie nationale et l’optimisation des investissements nationaux et internationaux.

Le ministre en charge des Droits de l’Homme révélé que cette « importante » réforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement. « Elle rénove, innove et consolide les dispositions déjà prises en vue de renforcer les droits des travailleurs et le dialogue social et améliorer le climat des affaires en créant un cadre incitant pour l’investissement et l’entrepreneuriat », a-t-il poursuivi. Il a précisé que les innovations introduites dans ce code portent, entre autres, sur le contrat saisonnier (article 56), le contrat projet (article 57), le tâcheronnat (articles 104 et 105), le télétravail ou le travail à distance (articles 184 et 185).
La quintessence des modifications s’articule autour de deux grands axes.Le premier a trait à l’assouplissement, à la flexibilité et à une meilleure réglementation des relations de travail. Le second est lié à de meilleures garanties de sécurité et de protection des travailleurs. Le tout guidé par un souci d’équilibre entre les préoccupations des entreprises et les aspirations des salariés, rassure le gouvernement.
Pour la 2e Vice-présidente de l’Assemblée nationale qui présidé les travaux, l’entrée en vigueur de ce nouveau code du travail rendra la législation du Togo sur le travail plus lisible, plus compréhensive et plus accessible à tous.
« Elle permettra de lever les contraintes et les restrictions en matière de relations de travail, préciser les conditions, les modalités et les effets de la rupture des relations de travail », a-t-elle insisté.
Ce nouveau Code du travail est en adéquation avec les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du Projet d’acte uniforme relatif au droit du travail de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
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Les députés ont adopté vendredi 18 décembre 2020 à l’unanimité, le budget exercice 2021 qui s’élève à 1.521,6 milliards de francs CFA. Les recettes budgétaires s’établissent à 839,6 milliards CFA (1,57 milliard de dollars), moins que les dépenses budgétaires se chiffrant à 1120,4 milliards CFA (2,09 milliards de dollars), montrant un solde budgétaire déficitaire de 280,8 milliards CFA (524,78 millions de dollars). Le budget aux dépenses à forte teneur sociale, est en hausse de 10%.
Le ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya a expliqué que le déficit représente 6,1% du PIB et est « entièrement financé par le solde excédentaire des opérations de trésorerie ».
Selon M. Yaya, l’adoption de cette loi de finances exercice 2021 « consacre le basculement intégral au budget-programme » et donne au gouvernement un « instrument essentiel » pour la mise en œuvre des politiques publiques.
Pour le législatif, c’est la première fois d’examiner un projet de loi des finances sous forme de budget-programme. Une réforme qui « consacre désormais vraiment la Gestion Axée sur les Résultats avec des objectifs très clairs assignés à chaque département ministériel, ainsi que la déconcentration de la fonction d’ordonnancement », poursuit Sani Yaya.
« Le projet loi de finances exercice 2021 est celui des grandes innovations. Mieux, celui des grandes premières. Il est le premier adopté par le nouveau gouvernement suite à l’approbation de son programme d’actions, inaugurant une nouvelle ère dans la gouvernance », s’est félicité Chantal Yawa Djigbodi Tsègan, présidente de l’Assemblée nationale.
La part relative de ces dépenses a augmenté à 53,7% des crédits budgétaires contre 52,9% dans le budget 2020. Concrètement, sur un budget de plus de 1 521,6 milliards FCFA, en léger recul par rapport à l’exercice 2020, 445,1 milliards de francs CFA (contre 401 milliards en 2020) seront consacrés aux secteurs sociaux, prévoit Lomé, dans l’espérance d’une maîtrise rapide de la crise sanitaire l’an prochain.
Dans les scénarii les plus optimistes, les recettes budgétaires ne devraient se situer que dans le sillage de 839,6 milliards FCFA et les dépenses budgétaires sont attendues, à 1120,4 milliards de FCFA. Dans un tel contexte, Lomé qui anticipe une reprise en force de l’activité économique après le coup de frein de 2020 (+0,7%), table sur 4,7% de croissance et un déficit qui devrait se creuser à 6,1% du PIB, malgré une cure d’austérité dans les ministères et des institutions qui accuseront, dans la foulée, d’un abattement de 20%, 11 milliards FCFA, de leurs crédits de fonctionnements.
« Ainsi, pendant que beaucoup de pays enregistrent une récession de leurs économies, le Togo affiche un taux de croissance quoiqu’en recul, est projeté à +0,7% en 2020 et 4,7% en 2021 sous réserve que la pandémie soit rapidement maitrisée. En outre, le cadre macroéconomique demeure stable et l’endettement maitrisé à un taux d’endettement bien en dessous de la norme de l’UEMOA de 70%. », a souligné Sani Yaya, le ministre de l’Économie et des Finances.
LES GRANDS CHANTIERS

Pour relancer la machine économique, les autorités togolaises comptent s’appuyer surtout sur l’agriculture, et l’industrie naissante de la transformation, tout en renforçant l’inclusion économique et sociale, avec un vaste programme de désenclavement des milieux ruraux, l’accès à l’eau potable.
L’agriculture, l’agro-industrie, principal pourvoyeur d’emplois et crédité d’une contribution de 40% au PIB se voit allouer 65,7 milliards FCFA au moment où 9 milliards FCFA seront réservés aux pistes rurales en 2021, avec pour ambition de faciliter l’accès des producteurs et des populations rurales aux marchés et aux infrastructures de base de santé, d’éducation.
La santé occupera une place de choix dans l’agenda gouvernemental l’an prochain, avec un crédit de 77,9 milliards FCFA, soit 10% des fonds prévus pour les ministères. Alors que la crise sanitaire a mis à nu les déficits colossaux d’infrastructure sanitaire dans le pays, Lomé projette de construire un hôpital et un laboratoire modernes dans chaque région, ainsi que de renforcer le plateau technique des hôpitaux et centres de santé régionaux et préfectoraux. Aussi, « un accent particulier sera mis sur le renforcement des programmes de gratuité avec la prise en charge des soins de santé des femmes enceintes. »
Le budget alloué à l’éducation est porté à 195,5 milliards FCFA, avec notamment pour cahier des charges « la poursuite de la construction des salles de classe accessibles à tous, de la fourniture de matériels pédagogiques et didactiques ainsi que du recrutement et de la formation des éducateurs ».
« Pour ces deux secteurs (santé et éducation), le Gouvernement veut répondre aux défis posés par les manques en matières d’infrastructures ; le renforcement des effectifs et le renforcement de la résilience de ces secteurs essentiels pour les populations », explique le ministre de l’économie et des Finances, Sani Yaya.
D’autre part, « le Gouvernement poursuivra la mise en œuvre des programmes de construction de mini adductions d’eau potable et des programmes d’hydraulique villageoise avec pour objectif d’atteindre un taux de desserte moyen d’au moins 80% en milieu urbain ou rural. »
Des interventions, qui, combinées à la politique énergétique d’extension de l’électrification, devraient coûter 65,9 milliards de francs CFA, soit 8,2% du budget alloué aux ministères et institutions.
Dans la même veine, Lomé qui a opté pour la modernisation de son armée, avec la loi sur la programmation militaire va consacrer plus de 82 milliards FCFA au ministère de tutelle.
« Le Gouvernement poursuivra en 2021 les actions d’urgences sécuritaires, en vue de renforcer la lutte contre l’insécurité et le terrorisme transfrontalier. Ainsi, l’adoption et la mise en œuvre de la loi de programmation militaire permettent de doter les forces de défense et de sécurité de moyens nécessaires pour préserver les principaux atouts du pays que sont la paix, la sécurité et la stabilité. », a justifié le chef de l’échiquier national.
S’agissant du numérique dont la contribution devrait être significative aux différentes actions gouvernementales (e-administration, informatisation du casier judiciaire, identification biométrique, entre autres), 25,5 milliards vont lui être consacrés. Le secteur de l’eau s’en tire avec 65,9 milliards francs CFA.
UNE LOI DE FINANCES INCITATIVE
La mesure incitative fiscale au renouvellement du parc automobile est reconduite, avec le maintien des exonérations (partielle ou totale selon la catégorie) de droits de douanes et de TVA sur les véhicules neufs.
En outre, « l’effort est maintenu en faveur du secteur privé au travers la réduction des droits d’enregistrement et d’immatriculation de 5% à 1,5%. De même, le plancher de la taxe professionnelle unique (TPU) du régime déclaratif est réduit en faveur des jeunes entrepreneurs », indique le compte officiel du ministère togolais de l’Economie et des Finances.
Dans le même souffle, « le plancher de la taxe professionnelle unique (TPU) du régime déclaratif est réduit en faveur des jeunes entrepreneurs », indique-t-on au ministère dont le portefeuille est conservé par Sani Yaya pour alléger les charges fiscales qui pèsent sur les jeunes entrepreneurs.
Le budget exercice 2021 consacre non seulement la mise en œuvre intégrale du budget programme mais aussi prend en compte les Objectifs de développement durable (ODD) traduits dans le Plan national de développement (PND) et la feuille de route gouvernementale vision 2020-2025.
Sous l’effet de la crise sanitaire qui a bouleversé ses prévisions de développement, le Togo semble avoir relooké son Plan National de Développement (PND 2018-2022) et décliné ses nouvelles ambitions à travers ce qu’il convient d’appeler la nouvelle feuille de route stratégique 2020-2025.
Le nouveau document annonce ainsi des investissements cumulés de 2 800 à 3 400 milliards à FCFA d’ici à 2025, pour soutenir une prévision de croissance de 7,5% à l’horizon 2024. L’économie pourrait même progresser de 7,8% en 2025, dans le meilleur scénario. En comparaison, le PND tablait sur une croissance économique qui devrait se situer à 6,6% en moyenne par an pour atteindre 7,6% en 2022.
LES CINQ PILIERS
Pour parvenir à ses objectifs, Lomé compte relever 5 défis majeurs. Il s’agit notamment de la modernisation ainsi que la digitalisation de l’administration et de l’économie afin d’améliorer l’efficacité de l’action publique et la productivité des acteurs privés.
Le défi lié à l’augmentation de la contribution de l’investissement privé à la croissance devrait être relevé grâce à l’amélioration des progrès réalisés par la Cellule Climat des Affaires (CCA).
Figurant à l’Axe 1 du PND, le renforcement du positionnement du Togo comme un hub logistique est un objectif primordial des cinq prochaines années de gouvernance au Togo.
Sa réalisation passera par la consolidation des infrastructures et une capitalisation sur la position géographique stratégique du pays ainsi que son ouverture naturelle vers la mer et l’hinterland.
L’amélioration de l’efficacité de l’action publique est également en ligne de mire à travers un renforcement des structures de l’État et une meilleure résilience des systèmes sanitaires, éducatifs, et sociaux pour faire face aux crises futures.
FINANCEMENTS PUBLICS
Le pays qui espère réaliser autant d’investissements, se fixe comme axe prioritaire de sa gouvernance, le respect des ratios de la dette publique. Il table également sur l’accroissement de la mobilisation des ressources fiscales, dont la part dans le PIB devrait correspondre à 15% du PIB.
En ce sens, l’Office Togolais des Recettes (OTR) continue d’explorer des niches, dans l’optique d’élargir l’assiette fiscale. Il travaille également à capter davantage de recettes fiscales du secteur minier.
SECTEUR PRIVE EN RENFORT
Si les autorités togolaises ambitionnent d’engranger des ressources publiques, l’essentiel du financement de leur nouvelle vision de développement devra provenir du secteur privé.
Confortées par un partenariat dynamique avec celui-ci, elles espèrent des opérateurs économiques, une contribution de plus de la moitié des investissements envisagés.
« Les mesures gouvernementales en faveur de la résilience des acteurs économiques privés face à la Covid-19 devraient se renforcer en ce cas, afin de permettre à ces derniers de jouer leur partition », analyse un expert.
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Dadja Maganawé porté au grade de Général de Brigade, a été nommé le dimanche 6 décembre 2020 nouveau Chef d’Etat-major général (CEMAG) des Forces Armées Togolaises (FAT). Il remplace le Général de Brigade Félix Abalo Kadangha, en poste depuis 2013.
Le général de brigade Dadja Maganawè a pris fonction le mardi 8 décembre le personnel militaire après la cérémonie de passation de commandement avec son prédécesseur, Abalo Kadhanga.
Le Chef d’Etat-major général des FAT, il a remercié le président de la République pour avoir fait de lui, d’abord un général et ensuite pour l’avoir porté à la tête des forces armées. Il a ensuite salué les qualités d’homme rigoureux et exemplaire de son prédécesseur qui s’est beaucoup investi pour la prospérité des FAT, preuve qu’il peut toujours compter avec ses conseils pour réussir sa mission.
Gal Maganawé a appelé le personnel militaire « à plus de responsabilité et d’ardeur dans le travail, afin de préserver l’image des FAT qui est celle d’une armée professionnelle et disciplinée, ferment et socle de l’unité nationale ». Car, pour lui, sans volonté et sans engagement, aucun succès n’est possible. C’est pourquoi, il pense pouvoir compter sur le dévouement de chaque membre des FAT pour relever les grands défis auxquels notre pays fait face.
Enfin, dit-il, la loi de programmation militaire votée quelques heures avant la passation des charges par l’Assemblée nationale est le « couronnement de l’œuvre du chef de l’Etat depuis le déclenchement de la refondation de l’armée et témoigne de « sa volonté palpable de faire de notre armée, une armée responsable, professionnelle, qui sait pouvoir défendre l’intégrité du pays ».
L’activité, à laquelle a pris part la ministre des armées, Marguerite Gnakadè, a été l’occasion de dérouler au nouveau CEMAG, la feuille de route du gouvernement pour la Grande Muette. Les orientations tournent principalement autour de la poursuite de la construction d’une armée moderne et forte dans un contexte de multiplication des menaces, et d’un renforcement des relations civilo-militaires.
Cette mutation à la tête des armées togolaises, actée par un décret du président Faure Gnassingbé, intervient dans un contexte où le pays enregistre une série de nominations, dont celle du Colonel Kodjo Apedo, en tant que Chef d’Etat-major général adjoint des FAT.
Depuis l’arrivée de Marguerite Gnakadè, il y a un chamboulement à la tête de l’armée. Puisque le mois d’octobre 2020, par décret présidentiel, Faure Gnassingbé a changé les commandements de l’armée de l’air, de l’armée de terre et le commandement suprême des FAT. Il a aussi désigné le général de brigade, Komlan Adjitowou comme chef d’état-major particulier.
L’armée togolaise est secouée depuis le lendemain de la prise de fonction du président Faure Gnassingbé par une affaire d’assassinat d’un colonel de l’armée, Col Madjoulba, dans son bureau.
Une enquête a été ouverte, sous la conduite du Générale Yark Damehame, actuel ministre de la Sécurité et de la protection civile. Elle n’a encore rien donné jusqu’à ce jour.
Le nouvel homme fort des FAT a été pendant plus de dix ans, préfet de Dankpen, une ville située dans la région septentrionale du pays à 417 Km au nord de Lomé. Avant d’accéder à son nouveau poste, il était Secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, aujourd’hui ministère des Armées. Ce ministère dont le portefeuille a été confié pour la première fois à une femme, Essozimna Marguerite Gnakadè, à la faveur de la formation du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé. Jusqu’à la nomination de l’actuel gouvernement, le ministère de la Défense est rattaché à la présidence de la République togolaise. Devenu ministère des Armées, il est dirigé depuis octobre 2020 par Essossimna Gnakadé.
Officier et Commandeur de l’Ordre du Mono, chef d’Etat-major des FAT, Gal de brigade Dadja Maganawé est formé à l’Ecole Nationale des Officiers d’Active (ENOA) à Thiès au Sénégal d’où il sort en 1992 diplômé de chef de section et promu au grade de sous-lieutenant. Il est officier artilleur de l’Ecole d’artillerie de Draguignan en France.