SYSTEME EDUCATIF : ENGAGEMENTS DE FAURE GNASSINGBE A TRANSFORMER LE SECTEUR

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SYSTEME EDUCATIF : ENGAGEMENTS DE FAURE GNASSINGBE A TRANSFORMER LE SECTEUR

 

Le système éducatif national, objet d’une attention particulière au cours de la dernière décennie, continuera d’observer de profondes mutations au cours du nouveau mandat de chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui en a fait une priorité fondamentale, en s’engageant à prendre des initiatives pour le renforcement, la réorientation et la transformation substantielles du secteur.

 

 

Selon des observateurs du système éducatif togolais, la modernisation de la gestion, la gouvernance, le système d’orientation et de formation du système éducatif sont autant de dispositions qui seront prises afin de l’adapter aux objectifs et priorités de développement du Togo, ainsi qu’aux besoins réels de l’économie et de l’emploi. Par conséquent, des initiatives seront implémentées pour améliorer et renforcer la coordination entre les divers degrés de l’enseignement national.

 

Un nouveau service d’orientation scolaire et professionnelle, avec des antennes préfectorales dans toutes les régions du pays sera mis sur pied, de même qu’une structure unique de formation du personnel enseignant et d’encadrement, afin de professionnaliser le métier.

 

Dans l’enseignement supérieur, des réformes seront entreprises pour le développement de filières à haute valeur ajoutée. Des mesures permettront d’assurer la limitation des effectifs dans les filières universitaires non-porteuses et leur réorientation progressive.

 

DOTER DAVANTAGE LE SECTEUR EN INFRASTRUCTURES

Si plus de 20.000 salles de classes ainsi que quelques Instituts de formations professionnelles ont vu le jour pendant la décennie écoulée, les pouvoirs publics entendent mettre les moyens pour doter davantage le secteur éducatif en infrastructures. Il est ainsi prévu la construction de 25 000 nouvelles salles de classes, trois collèges universitaires régionaux d’enseignement supérieur, et des structures d’apprentissage et de formation pratique et professionnelle dans toutes les préfectures. Le tout, par le biais d’un mécanisme de financement innovant, associant le secteur privé.

 

De même, le programme de création des Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) sera poursuivi, avec un accent mis sur des filières comme l’agrobusiness, les énergies renouvelables, l’économie numérique et les métiers de la mer.

 

LE PREMIER IFAD OPERATIONNEL

Le chef de l’Etat a inauguré, le mardi 18 juin 2019 à Elavagnon dans la préfecture de l’Est-Mono (235 km de Lomé), le tout premier IFAD dédié à l’aquaculture. Sa mission est d’accompagner le développement de cette filière et de combler le déficit en produits halieutiques, en offrant aux jeunes des formations qualifiantes et diplômantes, basées sur l’approche par compétence. La finalité étant de faire de la jeunesse un acteur clé du développement économique du pays en lui donnant la possibilité d’entreprendre dans ce domaine d’activité.

 

Implanté sur une superficie de 67 hectares, ’IFAD Elavagnon comprend un complexe pédagogique, une ferme aquacole et s’appuie sur un Environnement numérique de Travail (ENT).

Neuf autres IFAD axés sur diverses filières sont également prévus. Un second, dédié à l’élevage, est déjà  en construction à Barkoissi dans l’Oti.

 

 

LE BUDGET ALLOUE A L’EDUCATION A ETE MULTIPLIE PAR SEPT SUR LES 15 DERNIERES ANNEES

En 2019, les ressources publiques consacrées au secteur de l’éducation s’élevaient à 174 milliards FCFA, contre 25 milliards FCFA en 2005. Une augmentation de 620% sur les 15 dernières années.

 

Le gros de ces ressources, sur la période, a été dévolu au recrutement (on note une hausse globale de 48% entre 2005 et 2019 des effectifs du personnel éducatif, couplée d’une amélioration du traitement du personnel enseignant, qui est passé de 51 milliards à 163 milliards, soit un accroissement de 317 %).

 

Dans la foulée, le gouvernement a doté le pays de plus de 20.000 salles de classes et a rehaussé le niveau de vie des professeurs de l’enseignement supérieur (dont les salaires, ont ainsi doublé entre 2012 et 2019, passant de 205. 539 FCFA à 518. 352 FCFA, pour un assistant délégué).

 

Ces engagements du pouvoir public ont été confirmés par des observateurs extérieurs, notamment sur les débuts de la décennie. Ainsi, si le Togo a un des meilleurs taux d’achèvement au cours primaire dans la sous-région selon les statistiques de la Banque mondiale, « l’éducation représente pour le gouvernement togolais un secteur prioritaire comme l’atteste la hauteur de l’enveloppe budgétaire publique », selon l’Unicef dans son Rapport d’état du système éducatif togolais, en date de septembre 2014. En effet, « en 2011, le financement public pour l’éducation s’élevait à 73,4 milliards de FCFA, soit 27,6 % des dépenses courantes de l’État hors dette, ou encore 4,3 % du PIB ». Des d’engagements qui correspondent « à des niveaux bien au-dessus de ceux observés dans des pays à niveau de revenu par tête comparable ».

 

Ignace T.

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