PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT : LE CHINOIS JACK MA PARTAGE LES RECETTES DE SON SUCCES AVEC DES JEUNES LEADERS AFRICAINS

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Le milliardaire chinois Jack Ma a échangé, le jeudi 14 novembre à Lomé, avec des jeunes leaders africains sur les secrets de sa réussite dans le commerce électronique (E-commerce).

Avec ces leaders triés sur le volet, composés en majorité de jeunes entrepreneurs togolais mais également béninois ; sénégalais ; malgaches ; gabonais ; marocains ; ivoiriens ; burkinabé et camerounais, le fondateur du groupe Alibaba qui avait à ses côtés la ministre de l’Economie numérique, Cina Lawson,  a partagé son histoire personnelle et l’histoire de son groupe qui lui a permis de s’inscrire sur la liste des hommes les plus riches de la planète.

D’ entrée de jeu, Jack Ma a indiqué que pour réussir en tant qu’entrepreneur dans un pays qui n’offrait pas au départ les conditions optimales de réussite, il a dû mettre en action la foi en sa vision et la confiance en ses collaborateurs. Pour lui, l’essentiel en lançant sa plateforme, n’était pas tant de réaliser le maximum de profits mais de proposer quelque chose d’innovant et d’intéressant à la clientèle. 

Répondant  aux préoccupations de ces jeunes leaders africains impatients de connaitre le succès comme lui, Jack Ma a relevé que pour prospérer il faut aider les autres à améliorer leurs conditions de vie tout en les amenant à travailler ensemble. Il a également donné sa vision du développement du continent africain qui selon lui passe par quatre « E »Premier « E », l’initiale de Entrepreneur permettra à l’Afrique de se développer. Pour Jack Ma, il est important que les Africains soient initiés au b.a.-ba de l’entrepreneuriat, ce qui permettra d’avoir de nombreux entrepreneurs qui pourront ainsi booster le développement du continent.

Deuxième « E » est relatif à E-Gouvernement. Le fondateur d’Alibaba estime qu’il est indispensable que le gouvernement soit transparent, accessible en un clic aux populations. Tous les services de l’État doivent se mettre au rythme de l’évolution du monde et rester ouverts en un clic pour que les citoyens puissent bénéficier des divers services sans trop de contraintes. Pour le troisième « E », Jack Ma fait allusion à E-Infrastructures plus précisément aux infrastructures électroniques devant booster le développement du continent. La connexion de l’Afrique à ces infrastructures permettra une démocratisation d’internet et le rendrait plus accessible aux populations.     

L’Education constitue le quatrième « E » de Jack Ma. Pour lui, l’éducation est la clé et le moteur de tout développement. Selon le milliardaire chinois, si l’Afrique veut réellement se développer, elle doit obligatoirement inscrire ces quatre leviers dans son programme de développement. 

Le président Faure Gnassingbé s’est entretenu jeudi avec le fondateur d’Alibaba, Jack Ma après sa rencontre avec les jeunes leaders africains.

JACK MA PROMET ACCOMPAGNER LES ENTREPRISES TOGOLAISES DANS L’E-PAIEMENT

« Nous sommes en mesure de travailler avec les entreprises togolaises sur les moyens de paiement électronique pour pouvoir autonomiser les PME », a déclaré Jack Ma hier jeudi, à l’issue d’un entretien avec le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, à Lomé.

Ils ont également exploré les potentiels apports du géant du commerce en ligne (e-commerce) au Togo. « Nos discussions ont tourné autour de la vision du chef de l’Etat de développer le secteur de l’éducation et de l’économie numérique. Nous avons discuté de ce que nous pouvons faire ensemble de façon concrète. Nous avons défini les opportunités, et pensons revenir dans un bref délai », promet le milliardaire chinois. Le groupe Alibaba a formé, en mai dernier, 14 jeunes cadres togolais de l’administration publique à l’e-commerce, aux opportunités autour du Big-Data, aux paiements en ligne et à l’inclusion financière. Cette formation s’inscrit dans le cadre du « New Economy Workshop » du groupe.

QUI EST JACK MA ?

Jack Ma, de son vrai prénom Yun, est né en 1964 à Hangzhou, ville côtière non loin de Shanghai. Son père est photographe, sa mère employée d’usine. Titulaire d’une licence en anglais, Jack Ma enseigne à l’Institut d’ingénierie électronique de Hangzhou. Cependant, il se sent attirer par le monde de l’entreprise, car la Chine se tourne de plus en plus vers l’économie de marché. En 1994, à 29 ans, il lance sa première entreprise, surnommée Hope, qui propose ses services de traduction aux entreprises. La structure se veut un intermédiaire entre le monde de l’affaire chinoise et étrangère. Il cumule cette activité à l’enseignement.

Après des débuts poussifs, son entreprise se lance dans des activités annexes à la traduction : commerces, livres, fleurs…grâce à sa maîtrise du chinois et de l’anglais, l’activité de sa structure commence à décoller. Le gouvernement local l’embauche pour une mission dont le but est de régler un litige avec une entreprise américaine. Il effectue alors son premier voyage aux Etats-Unis, où il va se connecter pour la première fois à Internet. Une découverte qui changera sa perception des choses. Son entreprise utilisera cette nouvelle technologie encore balbutiante.

A son retour des Etats-Unis, Jack Ma décide d’abandonner l’enseignement et de se lancer dans le web auquel il croit dur comme fer. Sa première idée est de créer un annuaire en ligne nommé China Pages, en 1995. L’une des premières entreprises digitales de Chine. Pour ce faire, il s’entoure de personnes compétentes du monde de l’informatique. L’entreprise peine à décoller, Internet n’étant que peu développé à ce moment-là dans le monde. Néanmoins, les contrats entrent peu à peu. Jack signe un contrat avec des clients intéressés par la technologie. Il réalise le site web de la province chinoise du Zhejiang. Son entreprise fusionne avec Dife, structure appartenant à un groupe d’Etat. Jack Ma revend ses parts et accepte un poste au Ministère du commerce extérieur.

Après deux ans à Pékin en tant que fonctionnaire, Jack Ma a créé Alibaba en 1999. Cette création sera la bonne, pour trois raisons essentielles selon lui : « Nous n’avions pas d’argent, nous n’avions pas de technologies, nous n’avions pas de plan. » L’entreprise va donc bénéficier de la bulle spéculative d’Internet et de son éclatement au début des années 2000.

Ignace T.

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