PRESIDENTIELLE DU 22 FEVRIER LA COUR CONSTITUTIONNELLE CONFIRME LA REELECTION DE FAURE GNASSINGBE AVEC 70,78%¬ DES SUFFRAGES

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La Cour constitutionnelle a confirmé, le mardi 3 mars à Lomé, la brillante réélection, dès le premier tour, du président sortant, Faure Gnassingbé, candidat du parti Union pour la République (UNIR) au pouvoir, à la présidentielle du 22 février dernier.

La proclamation des résultats définitifs de cette élection par le président de cette Cour, Aboudou Assouma, après le règlement des contentieux et le redressement des résultats provisoires de la CENI, donne le champion de l’UNIR largement vainqueur avec 70.78% des suffrages. M. Gnassingbé qui a obtenu la confiance de la majorité des électeurs chiffrés à 1.760.309 est ainsi confortablement reconduit pour un quatrième mandat. Il est suivi de très loin par l’ancien Premier ministre, Kodjo Messan Agbéyomé Gabriel qui a recueilli 483.926 voix, soit 19,46%.
Le candidat du MPDD (Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement qui contestait la victoire très nette de M. Gnassingbé a vu toutes ses requêtes pour annulation partielle du scrutin dans douze localités rejetées par la Cour par manque de preuves. Pour son président, les griefs du requérant relatifs, entre autres, à l’indisponibilité du fonds destiné à la campagne, au renvoi de ses délégués des bureaux de vote, à l’usage abusif des procurations de vote, aux bourrage d’urnes, aux bulletins prévotés, et à l’usage des moyens d’Etat par le président sortant, « manquent de pièces justificatives ». M Assouma note, autrement dit, « une absence de preuves pour illustrer les allégations ou pour établir le bien-fondé des arguments avancés ».
Toujours d’après ces résultats rendus publics, l’ancien chef de file de l’opposition, Fabre Jean-Pierre de l’ANC (l’alliance Nationale pour le Changement) obtient, quant à lui, 116.336 voix, soit 4,68% alors que M. Gogué Tchabouré de l’ADDI recueille 59.777 voix, soit 2,40%. Ce dernier est suivi du Pr Wolou Komi du PSR ( pacte socialiste pour le renouveau) qui a totalisé 29.791 voix, soit 1,20%.
M. Kouessan Georges William Assiongbon du parti « Santé du Peuple » et Me Tchassona Traoré Mouhamed du MCD ferment la manche avec respectivement 19.923 et 16.814 voix, soient 0,80% et 0,68%.
Selon le redressement fait par la Cour constitutionnelle, on dénombre 3.738.786 inscrits ; 2.769.287 votants et 2.486.878 suffrages exprimés.

REACTIONS DU PRESIDENT REELU ET DE CERTAINS ACTEURS POLITIQUES
APRES LA PROCLAMATION DES RESULTATS

M. Faure Gnassingbé à l’annonce de sa victoire à cette présidentielle a adressé un message au peuple togolais sur son compte twitter. Dans ce message, le président réélu déclare que cette proclamation marque « l’aboutissement d’un processus électoral démocratique, libre, inclusif et transparent ». Il ajoute « au-delà de l’expression de ma gratitude pour la confiance renouvelée, je tiens à vous dire mon admiration pour la maturité politique et démocratique dont vous avez massivement fait montre ». M. Gnassingbé a imploré la bénédiction divine sur le Togo et ses enfants. Poursuivant, le champion du parti UNIR dit accueillir sa réélection en toute humilité et compte se mettre au travail. « Place au travail. En toute humilité, Oui, Allons-Y », a conclu le président réélu.

Le Premier ministre, Sélom Klassou, a, quant à lui, rendu grâce à Dieu pour l’aboutissement heureux du scrutin présidentiel avant de féliciter le candidat d’UNIR, Faure Gnassingbé pour sa victoire « écrasante ». Il a aussi salué la maturité du peuple togolais pour avoir contribué à une élection apaisée. « La paix, la sécurité et la stabilité politique constituent aujourd’hui le levier incontournable du développement sur le continent, particulièrement dans notre sous-région et donc au Togo. Alors, en plébiscitant le président Faure Gnassingbé à plus de 70%, les Togolais ont choisi le camp de la sérénité et de la stabilité économique, pour un développement partagé et inclusif », a précisé le chef du gouvernement.
Le vice-président de la région Centrale du parti UNIR, Affoh Atcha-Dédji a, de son côté, exprimé sa satisfaction, tout en saluant les compétences des juges de la Cour constitutionnelle. « Les recours qui ont été introduits ont été bien analysés. Nous on savait au niveau de notre parti que les résultats ne peuvent être autrement, c’est-à-dire en faveur de notre candidat et nous sommes très satisfaits », a-t-il confié.

Pour le président de la CENI, Tchambakou Ayassor « C’est un soulagement car la proclamation définitive des résultats de la présidentielle du 22 février vient confirmer le vainqueur que notre institution avait proclamé ». Cette confirmation, selon lui, démontre le sérieux du travail abattu par tous les démembrements de ladite commission.

Rappelons qu’aux termes de l’article 104 du code électoral, « La Cour constitutionnelle proclame solennellement les résultats définitifs des opérations référendaires, des élections présidentielles, législatives et sénatoriales après règlement des cas de contentieux pour lesquels elle a été saisie ». Ses décisions sont sans recours.

Rodolphe A.

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